Bouillon Blanc

Verbascum thapusL.
Verbascum densiflorum Bertol (= Verbascum thapsiforme)
Verbascum phlomoidesL.

Famille : Scrophulariaceae

Bouillon Blanc

Autres noms : Molène, Cierge de Notre Dame, Herbe de Saint Fiacre, Oreille de Loup , Bonhomme

Je rencontre fréquemment cette belle plante robuste aux bords de chemins. Elle se dresse devant moi et me dépasse souvent ! Elle peut atteindre 2 mètres. De grandes feuilles velues en rosette , ovales, sont disposées sur une tige raide. Les fleurs en grappe à 5 pétales inégaux sont groupées en épis sur la hampe florale. La floraison se fait de bas en haut.

Les fleurs de notre bisanuelle se récoltent tout l’été. Le plus rapidement possible pour éviter le noircissement des corolles.

Les mucilages contenues dans ses fleurs en font une alliée dans le traitement des toux , des maux de gorge. Ils tapissent les muqueuses et soulagent les irritations. On la recommande aussi comme traitement adjuvant de l’asthme , des bronchites pour son effet anti- inflammatoire. L’infusion est proposée dans toutes les affections de la bouche et du pharynx.

L’application de macérat huileux au niveau de la peau soulage les inflammations cutanées (eczéma). Adoucissante et antiprurigineuse ; elle soigne crevasses, gerçures, et piqûres d’insectes.

Les feuilles sont utilisées en cataplasmes dans la crise hémorroïdaire.

Les infusions de fleurs et feuilles soulagent les spasmes digestifs et améliorent la migraine selon la médecine populaire.

Infusion de 8g de fleurs sèches par litre d’eau à couvert, puis filtrer . A partir de 12 ans.

Teinture mère : 1 goutte /kg jour

Sirop :
1 bol de fleurs fraîches pour 1 litre d’eau ; infuser à couvert puis laisser macérer 24h.
Filtrer
Mesurer 1 litre de macérat = 1 kg de sucre
Faire cuire 10 minutes, écumer si besoin
Mettre en bouteilles
Ce sirop dilué dans de l’eau peut être servi en boisson rafraîchissante pour toute la famille.

Primevère

Primula veris L.= Primula officinalis (L.)
Primulus elatior

Famille : Primulaceae

Autre nom : Coucou

Premières fleurs du printemps , elles tapissent les clairières, les talus , les prairies. Rappel de bouquets de mon enfance, aujourd’hui je les cueilles afin de préparer mes tisanes.

On récolte les fleurs ou les racines avant floraison. L’infusion ainsi que la décoction sont toutes deux actives en cas de bronchites et de toux grasses. La présence de saponosides permet une action sécrétolytique et expectorante.
En application locale, le primevère est adoucissante, vulnéraire, antiprurigineuse. Elle traite ainsi les piqûres d’insectes, les écorchures, les crevasses, les gerçures.
Notre coucou, régule les vertiges, les céphalées, les tremblements. On l’emploie en complément de traitement dans la coqueluche, l’asthme et les névralgies.
Utilisation possible en bain de bouche pour son effet anti-microbien et adoucissant.

Utilisation :
Infusion : 3 g de fleurs pour 250 ml d’eau à couvert pendant 5 minutes
Décoction : 5 g de racines pour 250 ml d’eau (10 minutes)

Genévrier

Juniperus communis L.

Famille : Cupressaceae

Autres noms : Génévrier commun, Genièvre

Juniperus communis L.

Ballade sur les crêtes vosgiennes en entre deux fêtes !
Voici le Genévrier précieux par ses petites baies. Celles des deux années passées sont vertes, les plus foncées ont déjà 3 ans ! On récolte les baies mâtures.

Dans ma région : l’Alsace ; elle agrémente notre choucroute locale. Elle favorise sa digestion mais également notre appétit. Elle facilite ainsi la prise de poids.

Autrefois proposée contre l’hystérie par les Grecs et les Arabes ou encore brûlée pour chasser les mauvais esprits ou la peste ; nous lui connaissons des indications plus sérieuses et documentées de nos jours.
La plante figure au top ten de nos détox. Elle est diurétique et antiseptique des voies urinaires, voire dépurative. Idéal après les fêtes , non ?
Sudorifique et fébrifuge, le Genévrier est utile dans les crise de paludisme.
Antidiabétique, la plante stimule la sécrétion d’insuline et améliore la consommation périphérique du glucose.


L’huile essentielle de baies est très riche en monoterpènes et ne doit être utilisée en usage prolongé (néphrotoxicité). Ses indications principales étant les douleurs (arthrite, courbatures, fatigue musculaire, rhumatisme, névrite,sciatique…), on la propose en traitement de crise. Cette huile essentielle draine le tissu sous-cutané, c’est pourquoi nous la retrouvons dans des formules amincissantes. Antiputride, antalgique, anti-inflammatoire et antispasmodique, elle trouve également sa place dans des formules pour les colites spasmodiques et fermentaires ( réservé à l’adulte).

Utilisation :
Plantes et/ou baies : infusion 5 g pour 1/2 à 1 L d’eau
Précautions : ne pas utiliser chez la femme enceinte, en cas de règles abondantes ou d’insuffisance rénale. Durée : 1 mois max


Aroma :
Voie orale : 1 à 2 gouttes 3*/jour sur un support (mie de pain , comprimé neutre, huile d’olive ; 5 jours max
Voie cutanée : concentration à 5% diluée dans une huile végétale
Ne pas utiliser chez la femme enceinte, l’insuffisant rénal, les enfants de moins de 6 ans, les allergiques. Prudence dans les troubles hormonaux dépendants (contient du cédrol = action hormone-like)


Plantain lancéolé

Plantago lanceolata L. 

Famille : plantaginaceae

Autres Noms : Herbe à 5 coutures, oreille de lièvre, psyllium bond d’Allemagne

Cette belle plante vivace en rosette nous paraît si commune que l’on en oublierait ses bienfaits. Cette variété présente des nervures parallèles ;  il en existe d’autres : le grand plantain (Plantago major L) et le plantain intermédiaire (Plantago media L). Leurs propriétés sont identiques.

C’est la plante du randonneur !
Suite à une piqûre, mâcher une feuille (ou la réduire en purée par friction afin d’en retirer le suc) et l’appliquer sur la piqûre. Son action anti-inflammatoire ainsi qu’antiallergique  soulagera rapidement les démangeaisons et les réactions cutanées. Je n’ai pas trouvé mieux sur les piqûres de taons  ; le résultat est stupéfiant, à en faire pâlir les crèmes corticoïdes.
On l’applique  sur les petites blessures pour stopper un saignement et favoriser la cicatrisation. Le randonneur peut ainsi placer les feuilles sur les ampoules ; dans les chaussures,  le plantain aurait une action contre la transpiration.
Le plantain est  recommandé par voie locale dans les affections dermatologiques, les crevasses, les gerçures, les écorchures,les ulcères, les piqûres d’insectes. En collyre il apaise l’irritation ou la gêne oculaire.
Les anciens l’indiquait également  en traitement de l’acné. C’est sa  concentration en zinc qui justifie cet emploi.

Si notre randonneur a pris froid, l’infusion de feuilles lui sera bénéfique. La concentration de ces dernières en tanins et en mucilages, lui apporte une action anti-inflammatoire des voies aériennes ; il est mucolytique et antitussif (par action antispasmodique des muscles lisse des bronches).

Infusion voie orale : 4 g pour 250 ml d’eau
Infusion voie locale : 4 g pour 200 ml d’eau ou
Cataplasmes de jus de feuilles fraîches.

Les jeunes feuilles se consomment en salades, le bouton floral rappelle le goût des champignons.

Lierre terrestre

Glechona hederacea L. 

Famille : Lamiaceae

Autres noms : couronne -de-terre, rondotte

Lierre terrestre

Cette plante rampante est de circonstance.
Voici venu le temps des premières pathologies hivernales. Le froid s’installe doucement et les tisanes sont à nouveau plus appréciées.
Par son action anti-inflammatoire mais aussi mucolytique et expectorante, le lierre terrestre est indiqué dans les sinusites, les toux grasses, les affections bronchiques bénignes. Son pouvoir antimicrobien empêchera également les surinfections de ses dernières.

Infuser à couvert  5g  des partie aériennes (feuilles, fleurs) dans 250 ml d’eau ; ajouter une cuillère à café de miel et déguster.

Par voie externe, elle est vulnéraire, c’est à dire qu’elle améliore la cicatrisation des petites blessures.
Une étude montre l’action anti-tumorale grâce à la présence d’acide ursolique.

Echinacée

Echinacea angustifolia DC
Echinacea purpurea (L.)
Echinacea pallida

Famille :  Asteraceae

Autres noms : Equinacée

Cette grande fleur composée est une de nos plus grande médicinale pour affronter l’hiver !

Trois espèces sont recensées  : l’échinacée à feuilles étroites, l’échinacée pourpre, l’échinacée pâle. Leurs racines ainsi que les parties aériennes sont utilisées pour stimuler nos défenses immunitaires. L’échinacée stimule la phagocytose ainsi que la production d’anticorps et la synthèse d’interférons. Elle est conseillée à titre préventif et aussi en traitement curatif des Maux d’hiver car elle est aussi anti-inflammatoire, bactériostatique et antivirale.

Nous la retrouvons donc dans toutes les pathologies ORL d’origine virale ou bactérienne. Cette plante (Echinacea pururea) est également intéressante dans la cicatrisation car elle restaure le tissu conjonctif.

Utilisation :

  • Prévention : EPS (Extrait de plantes standardisé)  5 ml/jour , extrait fluide : 50 gouttes/jour, TM (Teinture mère) : 50 gouttes 2*/jour
  • Traitement : extrait fluide : 1 à 2 ml 3*/jour ; extrait sec 150 à 300 mg 3*/jour
  • Application locale d’extrait fluide dans les retards de cicatrisation 2*/jour
  • Infusion de 2.5 g (sommités fleuries)  pour 250 ml d’eau  ou décoction ; plus rare ;  de 1 à 3 g de racines de plus de trois ans (Echinacea angustifolia uniquement ! ) pour 250 ml d’eau.

Voici de quoi préparer l’hiver.
Attention le traitement ne doit pas dépasser 8 semaines. Ne pas administrer en cas de maladies auto-immunes. Eviter pendant la grossesse et l’allaitement.

Hélichryse italienne ou Immortelle

Helichrysum italicum 

Famille :  Asteraceae

Partie distillée : sommités fleuries

L’or jaune de l’Aromathérapie ! Cette plante du bassin méditerranéen  produit une huile essentielle remarquable. Son odeur forte en curry est caractéristique. Elle est originaire de Corse (gage de qualité), des Balkans ou encore de Madagascar.

On l’utilise principalement comme l’Arnica , simplement sa puissance est bien  supérieure ! A mettre dans sa trousse d’urgence pour tous les oedèmes.

En application locale, elle traite les bleus, les coups, les bosses, les entorses, ou toutes autres indications traumatiques ou inflammatoires (tendinites mais aussi arthrite,polyarthrite,  rhumatismes,..) mais aussi bronchite, toux spasmodique, coqueluche.
Cicatrisante, on l’applique également sur des plaies, des cicatrices chéloïdes.
Circulatoire, on l’utilise pour la couperose, les varicosités, les phlébites, la maladie de Raynaud, la prévention des escarres,  le bourdonnement d’oreilles….
En cosmétique, on la retrouve dans les crèmes anti-âges pour son pouvoir antioxydant.

Utilisation locale pure possible si ponctuelle chez l’adulte  : 3 gouttes 3*/jour, toujours diluée chez l’enfant  :  1 goutte 2*/jour à partir de 2 ans (dans une Huile végétale ou de la crème à l’Arnica).

La voie interne est déconseillée mais possible en cas d’hypercholestérolémie, …uniquement avec le suivis d’un spécialiste.

Attention à ne pas la proposer chez les personnes sous traitement anti-coagulant ou les personnes polymédicamentées; contre indiquée chez la femme enceinte ou allaitante.