Primevère

Primula veris L.= Primula officinalis (L.)
Primulus elatior

Famille : Primulaceae

Autre nom : Coucou

Premières fleurs du printemps , elles tapissent les clairières, les talus , les prairies. Rappel de bouquets de mon enfance, aujourd’hui je les cueilles afin de préparer mes tisanes.

On récolte les fleurs ou les racines avant floraison. L’infusion ainsi que la décoction sont toutes deux actives en cas de bronchites et de toux grasses. La présence de saponosides permet une action sécrétolytique et expectorante.
En application locale, le primevère est adoucissante, vulnéraire, antiprurigineuse. Elle traite ainsi les piqûres d’insectes, les écorchures, les crevasses, les gerçures.
Notre coucou, régule les vertiges, les céphalées, les tremblements. On l’emploie en complément de traitement dans la coqueluche, l’asthme et les névralgies.
Utilisation possible en bain de bouche pour son effet anti-microbien et adoucissant.

Utilisation :
Infusion : 3 g de fleurs pour 250 ml d’eau à couvert pendant 5 minutes
Décoction : 5 g de racines pour 250 ml d’eau (10 minutes)

Grande Consoude

Symphytum officinale L. 
Symphytum consolida Ledeb.

Famille : Boraginaceae

Autres noms : Oreille d’ânes, Langue de vache, Comfrey, Herbe à la coupure, Herbe au charpentier

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Cette belle plante herbacée et vivace n ‘est pas de saison. Je pense à elle aujourd’hui , pour ceux à qui la neige aurait joué quelques tours.
A mes amis skieurs ayant chuté, ou encore pour des bricoleurs du dimanche….

En traitement local, elle traite les entorses, les hématomes. Elle soulage les douleurs articulaires et tendineuses et réduit l’inflammation (acide rosmarinique). La grande consoude est indiquée en cas de fractures avec retard de consolidation. Elle traite également les maux de dos.

Côté peau, son action cicatrisante est reconnue. Elle contient de l’allantoïne qui accélère la régénération cellulaire. On l’emploie en cas de brûlures, dans les ulcères, les plaies ( sauf blessures saignantes), les irritations, la déshydratation. Elle soulage les crevasses, les écorchures, les gerçures et les piqûres d’insectes.

Plus rarement, on l’indique en cas de mastites, de phlébites et dans les inflammations glandulaires.
L’acide lithospermique lui confère des propriétés antihormonales.

Son usage est uniquement externe, la présence d’alcloïdes pyrrolizidiniques la rend toxique et provoquerait une occlusion des veines hépatiques.

Utilisation :
Décoction de racines 15g pour 1L d’eau ; application externe 10 jours max .Ne pas utiliser chez la femme enceinte et l’enfant de moins de douze ans.
On la retrouve dans des compositions de pommades dédiées aux coups, bleus, bosses et fractures, ou encore dans des remèdes de cicatrisation.

En culture , les feuilles sont de bons accélérateurs de compost. L’extrait fermenté attire les micro-organismes qui vont digérer la matière. En paillage, c’est un excellent anti-limace.

Plantain lancéolé

Plantago lanceolata L. 

Famille : plantaginaceae

Autres Noms : Herbe à 5 coutures, oreille de lièvre, psyllium bond d’Allemagne

Cette belle plante vivace en rosette nous paraît si commune que l’on en oublierait ses bienfaits. Cette variété présente des nervures parallèles ;  il en existe d’autres : le grand plantain (Plantago major L) et le plantain intermédiaire (Plantago media L). Leurs propriétés sont identiques.

C’est la plante du randonneur !
Suite à une piqûre, mâcher une feuille (ou la réduire en purée par friction afin d’en retirer le suc) et l’appliquer sur la piqûre. Son action anti-inflammatoire ainsi qu’antiallergique  soulagera rapidement les démangeaisons et les réactions cutanées. Je n’ai pas trouvé mieux sur les piqûres de taons  ; le résultat est stupéfiant, à en faire pâlir les crèmes corticoïdes.
On l’applique  sur les petites blessures pour stopper un saignement et favoriser la cicatrisation. Le randonneur peut ainsi placer les feuilles sur les ampoules ; dans les chaussures,  le plantain aurait une action contre la transpiration.
Le plantain est  recommandé par voie locale dans les affections dermatologiques, les crevasses, les gerçures, les écorchures,les ulcères, les piqûres d’insectes. En collyre il apaise l’irritation ou la gêne oculaire.
Les anciens l’indiquait également  en traitement de l’acné. C’est sa  concentration en zinc qui justifie cet emploi.

Si notre randonneur a pris froid, l’infusion de feuilles lui sera bénéfique. La concentration de ces dernières en tanins et en mucilages, lui apporte une action anti-inflammatoire des voies aériennes ; il est mucolytique et antitussif (par action antispasmodique des muscles lisse des bronches).

Infusion voie orale : 4 g pour 250 ml d’eau
Infusion voie locale : 4 g pour 200 ml d’eau ou
Cataplasmes de jus de feuilles fraîches.

Les jeunes feuilles se consomment en salades, le bouton floral rappelle le goût des champignons.

Camomille odorante

Matricaria discoidea L.

Famille : Asteraceae

Autres Noms  : Fausse Camomille

Une de mes favorites !
J’aime me promener et la cueillir pour m’en faire une bonne infusion au retour. Ces fleurs sans ligules (…qui ressemblent à des pétales) ont un goût d’ananas  des plus agréables.
Cette matricaire  aime les sols tassés, les rocailles, .. elle se ressème facilement et on la retrouve  d’années en années dans les mêmes chemins piétinés.

Cotés propriétés elle n’est pas en reste  : apaisante, antispasmodique, cicatrisante, antiseptique, anti-inflammatoire, sédative,.. On la retrouve dans les mêmes indications que les autres Camomilles : spasmes digestifs  et gynécologiques, en dermatologie (piqûres, démangeaisons, crevasses, gerçures..), relaxation…

Infuser à couvert  pour en garder toute la saveur et toutes ses actions,  6 à 12 g de capitules floraux pour 1/2 L d’eau.

Très bonne dégustation à vous !

Mauve Sylvestre

Fromageon

Malva sylvestris  L. 

Famille : Malvaceae

Autres Noms : Mauve, Grande Mauve, Fausse Guimauve

En voici encore une très commune. On la rencontre le long des chemins ou en bord de routes. Elle peut aussi être cultivée.

Cette plante bisanuelle aux fleurs pentalobées, est riche en  mucilages (5 à 12%). Les principes actifs se concentrent au niveau des feuilles et des fleurs que l’on récolte avant leur épanouissement complet. Au contact de l’eau, les mucilages gonflent et forment un gel.

La Mauve est proposée dans le traitement de la toux sèche (antispasmodique), la constipation (laxative), les gerçures, les crevasses (vulnéraire), les piqûres d’insectes (anti-inflammatoire et antiprurigineuse) , et comme antalgique dans les maux de bouches (émolliente, adoucissante, anti-ulcéreuse).
A raison de  2 à 5 g de fleurs ou 10 g de feuilles pour 1/2 à 1 litre d’eau , l’infusion soulagera ces différents maux.

La Mauve renforce également vos défenses immunitaires. L’extrait alcoolique possède une action immunomodulante en stimulant la phagocytose par les globules blancs.

Son fruit sec  ressemble à un fromage découpé en tranches ce qui lui vaut son nom de fromageon.