Linaire commune

Linaria vulgaris Mill.

Famille : Srophulariaceae

Autres noms : Chasse venin, Muflier linaire, Lin sauvage

Linaire commune

Ces belles fleurs jaunes en épi se dressent sur une tige aux feuilles alternes linéaires. Je l’ai croisée au bords des champs ; on la trouve également aux abords des jardins, dans les talus. Elle aime les sols caillouteux.

On récolte les tiges à pleine floraison. Celles-ci sont petites, cependant elles peuvent atteindre jusqu’à 80 cm. Séchées en paquets, ou sur des claies, à l’ombre, ou en séchoir(max 50°C) ; on infuse la plante à raison de deux cuillères à café pour 500 ml d’eau . Temps de contact : 18 minutes. A consommer dans la journée.

Par voie orale, son infusion est diurétique, laxative, et sudorifique. Elle aide à résorber les oedèmes ou épanchements. La Linaire combat les inflammations du foie et de la rate. Elle favorise la sécrétion de bile.

En application externe, elle soulage la crise hémorroïdaire. Elle nettoie les plaies et soulage les éruptions cutanées.

Son usage doit rester ponctuel, tout comme les plantes appartenant à cette famille.

Véronique petit chêne

Veronica chamaedrys L.

Famille : Scrophulariaceae

Autres noms : Fausse germandrée, Herbe-Thérèse, Véronique-femelle

Véronique petit chêne

15°C fin février et voici une ballade printanière plutôt qu’hivernale !

Notre amie est la cousine de la Véronique officinale. Celle-ci donne des fleurs disposées en grappe et présente des feuilles ovales.
Véronique petit-chêne pousse dans les haies, les talus, les bois. Elle nous offre également des fleurs bleues rapprochées les unes des autres et veinées de pourpre avec des feuilles dentées.

Propriétés : astringentes, eupeptiques et cicatrisantes

Son utilisation est peu fréquente. Autrefois utilisée comme tonique. Aujourd’hui désuète car sa forte concentration en aucuboside l’accuse de diarrhées.

Euphraise

Euphrasia Rostkoviana ; Euphrasia officinalis L. ou stricta

Famille : Scrophulariaceae

Autre nom : Casse-lunettes

Après l’avoir cherchée plusieurs jours, la voici enfin en tapis !

Je profite de mon séjour (Ballade du jour :  Mont Cenis) pour vous présenter l’Euphraise.

Cette petite plante annuelle était autrefois employée en infusion comme astringent dans les maladies des yeux.
Aujourd’hui encore, elle est proposée sous forme de collyre en dilution homéopathique dans les affections oculaires d’origine allergique, les blépharites, les conjonctivites, les larmoiements, les orgelets, la fatigue oculaire.

Par voie interne on l’utilise contre l’enrouement , le coryza ou encore la toux. Infuser 2 à 3g de plante pendant 5 minutes pour une tasse d’eau chaude.
En cas d’écoulement nasal, optez pour la  teinture mère à raison de 5 gouttes 3 fois par jour.

Son nom est en rapport avec l’une de des trois grâces . Euphrosine est la déesse de la bonne humeur, de la joie et de l’hilarité.